Éditorial : L'attrait
DOI:
https://doi.org/10.65636/cjo.v54i3.7195Keywords:
éditorial, des medicaments prescritsAbstract
A de nombreuses occasions, mes collègues m'ont interrogé sur le problème des médicaments prescrits par les optométristes. En général, la question porte sur leurs circonstances particulières, toutefois, ils s'interrogent aussi à propos des autres juridictions et situations. Pourquoi? C'est peut-être pour se rassurer qu'il s’agît d'une question universelle chez Jes optométristes; peut-être pour déterminer quelle est !'importance du sujet parmi Jes priorités de l'optométrie canadienne.
Lorsqu'on me pose la question, je me souviens toujours des commentaires de collègues, dont certains occupent des postes influents, qui se préoccupent de la création d'un système de services hiérarchise; c.-a-d. un groupe de praticiens qui seraient autorisés a utiliser la thérapeutique et un autre groupe qui, par sa propre volonté, éviterait d'y avoir recours. Cette situation reflétée a plusieurs titres l'état actuel de la pratique et le niveau de responsabilité accepte par le praticien clans la prestation de soins a un patient. Le praticien peut choisir de traiter certaines affections et de diriger Jes autres patients ailleurs. C'est la prémisse du jugement professionnel et de la connaissance de son propre niveau d'aptitude (le Dr Laurence Peter a accumule une fortune en approfondissant cette périsse er en y adhérant en tant que "principe" dans au moins deux livres.)
Dans mon esprit, cette préoccupation au sujet d'un système hiérarchise ne répond pas rationnellement a la question. Les autres commentaires sont lies a la perception selon laquelle l'attrait des médicaments d'ordonnance va faire évincer ou même perdre certains aspects du traitement optométrique. Je refled1is a la pratique de l'ophtalmologie et aux techniques chirurgicales pour lesquelles sont formes ophtalmologistes et je me demande si, en raison de l'attrait de la chirurgie, ils ont perdu leur sens aigu du traitement de divers problèmes non chirurgicaux.
II semble inévitable que certaines personnes vont s'orienter vers les domaines de pratique qu'ils perçoivent comme le plus grand défi et (ou) la plus grande récompense. A moins que nos établissements d'enseignement ne renoncent a transmettre Jes connaissances et Jes techniques de tous Jes aspects des soins optométriques, ii semble moins probable que ces techniques et ces aptitudes soient perdues pour !'ensemble de la profession ou pour nos patients.
Nous devons relever le défi des soins optimaux, efficaces et efficients aux patients. Les patients vont-ils tirer parti de la prescription des médicaments par Jes optométristes? Le système de sante va-t-il en bénéficier?
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