Éditorial
DOI :
https://doi.org/10.65636/cjo.v88i3.7135Mots-clés :
Michael J. Doughty, Mohammed Jalie, ÉditorialRésumé
« Il y a un temps pour tout…
un temps pour naître
et un temps pour mourir. »
C’est ainsi que commence la chanson Turn! Turn! Turn! de Pete Seeger, que beaucoup de gens de ma génération ont entendu pour la première fois dans un enregistrement de The Byrds en 1965. Ces paroles sont tirées de la Bible, soit du livre de l’Ecclésiaste dans l’Ancien Testament. Cela m’est revenu en juin, lorsque j’ai appris le décès de deux précieux amis et collègues alors que je participais à des réunions de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) à Milan, en Italie.
Michael J. Doughty était un expert de la physiologie et de la pharmacologie cornéennes et l’un de mes collègues à la School of Optometry de l’University of Waterloo (UWSO). Je l’ai rencontré pour la première fois dans le cadre d’une réunion de l’Association for Research in Vision and Ophthalmology, alors qu’il terminait son association postdoctorale avec le professeur David Maurice à la Stanford University. Au début des années 1980, l’UWSO était à la recherche de nouveaux professeurs, et le profil de Michael correspondait parfaitement. Il a été dûment invité à Waterloo et est rapidement devenu membre du corps professoral de l’UWSO, où il enseignait la pharmacologie oculaire. Célibataire endurci et passionné par les chats, Michael était très respecté par ses étudiants, un chercheur prolifique et un enseignant enthousiaste. Tout au long de ses années à Waterloo, Michael s’est rendu au travail à vélo presque tous les jours. Il n’a jamais appris à conduire.
En plus de son enseignement de la pharmacologie oculaire, Michael a joué un rôle crucial dans la préparation de la profession en vue de l’expansion éventuelle de notre champ d’exercice pour y inclure les médicaments thérapeutiques.
Malgré la sécurité d’un poste permanent, Michael a quitté Waterloo pour le département d’optométrie de la Caledonian University de Glasgow afin de se rapprocher de ses parents vieillissants qui vivaient dans les Orcades. Michael y est resté jusqu’à sa retraite.
Il est décédé au début de 2026.
Mohammed Jalie a dirigé le département d’optique appliquée du City & East London College de 1964 à 1995. À sa retraite, il a été professeur invité à l’University of Ulster. Mo, comme il aimait être appelé, est l’auteur de The Principles of Ophthalmic Lenses, un texte que j’ai utilisé pour mon enseignement de l’optique ophtalmique à l’UWSO pendant de nombreuses années. Il était un expert de premier plan en optique des verres de lunettes, en théorie optique et en exécution d’ordonnances.
C’était un plaisir de rencontrer Mo au cours de mes déplacements au Royaume-Uni afin d’échanger sur les récents développements dans ces domaines. Je lui serai éternellement d’avoir suggéré à Hoya de faire appel à moi pour mener un essai clinique sur ses lentilles progressives. Les discussions ont donné lieu à la plus importante étude financée sur les lentilles ophtalmiques à être menée à l’UWSO.
Quelques semaines seulement avant sa mort, Mo a envoyé un message subtil, mais percutant, à la British Standards Institution. Ce message suggérait qu’une section sur les aberrations des lentilles soit insérée dans le vocabulaire de la norme ISO sur l’optique ophtalmique (ISO 13666). Il était tout à fait opportun que ce point soit abordé lors de la réunion de Milan.
Je ne profiterai jamais de la promesse de Mo de m’inviter à dîner dans son club à Londres, mais je garderai précieusement le souvenir de sa grande culture, de son intelligence et de sa gentillesse.
Reposez en paix, Michael et Mo. Merci d’avoir fait partie de ma vie, sur les plans personnel et professionnel.
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© Ralph Chou 2026

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